Parfois, quelques airs de Coyote réapparaissent .
« Tu te souviens des vieux dessins animés du Coyote, dit-il, quand le Coyote se précipitait d'une falaise et qu'il continuait à courir jusqu'au moment où il baissait les yeux et réalisait qu'il cavalait dans le vide?
- Ouais.
- Eh bien, je me suis toujours demandé ce qui lui serait arrivé s'il n'avait pas regardé en bas. Est-ce que l'air serait resté solide sous ses pieds jusqu'à ce qu'il ait atteint l'autre bord du précipice? Je pense que oui, et je pense qu'on est tous comme ça. On s'élance pour traverser le canyon, le regard fixé droit devant soi vers les choses vraiment importantes, mais quelque chose, la peur ou un sentiment d'insécurité, nous fait regarder en bas. Alors on s'aperçoit qu'on marche sur du vide, on panique, on fait demi-tour et on pédale à toute vitesse pour retrouver la terre ferme. Mais si on baissait pas les yeux, on arriverait sans problème de l'autre coté. Là où sont les choses vraiment importantes.
- Je comprends ce que tu veux dire. Mais Carly et moi, ça remonte à trop longtemps. Les gens changent.
- Les choses vraiment importantes ne changent pas, dit Wayne en prenant son joint par l'autre bout et plaçant l'extrémité rougeoyante à l'intérieure de sa bouche en un geste expert, selon la technique dite du ver luisant, comme on l'appelait autrefois. C'est juste que la distance qui t'en sépare s'accroît de plus en plus. De toute évidence, il y a encore quelque chose entre vous deux.
- C'est ce qu'elle t'a dit?
- Je lis peut être un peu trop entre les lignes, admet-il, jetant son joint dans son cendrier. Mais bon sang, Joe... qu'est ce que t'as à perdre? Rappelles-toi ce qui arrive au Coyote quand il reste au bord de la falaise.
- Quoi donc?
- Il se prend un putain de piano sur la gueule. »
[ Le livre de Joe, Jonathan Tropper ]
T'ma chamboulé :
« J'me souviens, on s'disais, " y'aura jamais personne a ta place"; nan, y'a personne a ta place.. mais t'es plus la... »
Les seules choses que l'on ratent, sont celles que l'on ne tentent pas !
« Rester immobile ne sert à rien.
Il faut choisir entre progresser ou régresser.
Allons donc de l'avant et le sourire aux lèvres.»
J'vole un instant de liberté.Sans même penser.J'vole un instant de liberté.J'me laisse porter.Libéré sur parole.Simple sursis en vérité.Rions, pour ne pas en pleurer.Crions, pour ne pas désespérer.Brillons, pour tenter d'éclairer.L'obscurité dans laquelle sombre la réalité.La couche d'ozone se fait la malle.Y a même les saisons qui s'emballent.Ca tourne à la vitesse grand V.Le surplace est déconseillé.Et de tout ça, je n'suis pas certain.Mais je m'accroche tous les matins.Fuyant les petites habitudes.Qui font les grandes incertitudes.Comme si j'avais des ailes.Balade irréelle.
Avoir cette sensation de toucher la lune.De respirer l'air des étoiles.D'être quelque part qui n'existe que dans les rêves. Etre au pays des merveilles.Revenir du paradis.Pour voler les lumières de l'éphémère.Heureus'ment qu'en c'moment, y'a dans ma p'tite vie c'qu'on apelle des perles . Des princeetprincesse . des personnes comme ça, qui, mine d'rien, font du quotidien une sorte de p'tit bonbon acidulé a l'orange ou au citron . Tu vois . Un p'tit quelque chose léger et ennivrant qui t'prend l'coeur et tout l'bordel qui va avec . HEUREUSEMENT.